Commémorations de l’Armistice du 11 novembre 1918 (11 novembre 2016)

A l’occasion du 98e anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918, l’Ambassadeur de France au Liban, M. Emmanuel Bonne, a présidé une cérémonie du souvenir dans les cimetières français de Beyrouth, en présence des ambassadeurs des nations ex-belligérantes, de représentants de la Finul et d’anciens combattants.

Il a rappelé dans son discours que la paix est un bien précieux, aussi irremplaçable que fragile :

Mesdames et messieurs les Ambassadeurs,
Monsieur le Général Atallah, représentant le général Jean Kahwagi,
Mesdames et Messieurs les Conseillers consulaires, les Conseillers de l’Assemblée des Français de l’Étranger,
Mesdames et Messieurs les directeurs des écoles, les professeurs, les élèves,
Messieurs les Anciens combattants,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

C’est avec une émotion particulière que nous revenons cette année dans les cimetières militaires français du Liban, à Beyrouth, à Tripoli et dans la Bekaa. Nous le faisons avec une émotion particulière car nous avons ici de nombreux morts et nous voulons honorer la mémoire de toutes les victimes tombées lors de la Première Guerre mondiale.

Le 11 novembre 1918, alors que les combats continuaient de faire rage depuis plus de quatre ans, les Alliés et l’Allemagne signaient à Rethondes l’armistice. Près de 100 ans après, la commémoration de ce qui a ramené la paix en Europe et au-delà, reste entièrement pertinente dans un monde incertain où il nous faut toujours faire des choix.

Ce fut une guerre mondiale, la première, qui engendra des pertes terribles et des destructions immenses. Elle fut suivie, un peu plus de 20 ans après, par une autre guerre encore plus meurtrière. Tout ceci nous rappelle que la paix est un bien précieux, aussi irremplaçable que fragile.

Cette année, nous avons une pensée émue et recueillie pour le sacrifice de nos alliés britanniques, tombés il y a 100 ans, lors de la bataille de la Somme, ainsi que pour tous les soldats qui ont connu l’enfer de Verdun durant neuf longs mois de l’année 1916. Le combat pour la paix ne finit jamais, ne l’oublions pas.

Notre vigilance attentive à la paix va avec le bonheur de la réconciliation de nos pays d’Europe et la fierté que nous avons aujourd’hui d’honorer nos militaires. Je salue le détachement français de la FINUL, venu aujourd’hui de Deir Kifa. Ces militaires appartiennent au 1er régiment de tirailleurs, héritier des traditions des tirailleurs Nord-Africains, dont beaucoup reposent ici.

Commémorer le 11 novembre c’est aussi manifester le profond respect envers les anciens combattants, respect hérité de la Première Guerre mondiale. Je me réjouis d’ailleurs de voir sur vos costumes le Bleuet de France, qui symbolise notre solidarité avec toutes les générations combattantes. Aujourd’hui en honorant nos morts, nous disons à nos « poilus » qu’ils ne seront pas oubliés, jamais, malgré le temps qui passe, le monde qui change et l’histoire qui avance. Nous voulons encore une fois témoigner notre reconnaissance à ceux qui ont sacrifié leur vie pour notre liberté. Nous témoignons ainsi, par notre attachement indéfectible aux valeurs de paix, que leur sacrifice n’a pas été vain. Veillons à ce qu’aucun enfant ne l’ignore en poursuivant l’indispensable travail de mémoire.

Renouant avec la tradition de déposer une gerbe dans les différents cimetières militaires français du Liban, l’Ambassadeur s’est ensuite rendu dans la Bekaa où il s’est recueilli devant le monument aux morts de Kab Elias, commémorant la perte de soldats français en 1860, dans le cimetière français de Nabi Ayla et sur la base aérienne de Rayak. Les aviateurs de cette base étaient parmi les fondateurs de l’escadron Normandie Niemen en 1941. L’Ambassadeur a enfin rendu hommage aux militaires libanais morts en opération.

La Consule générale, Mme Cécile Longé, s’est quand elle rendue dans le cimetière militaire français de Tripoli.

Dernière modification : 14/11/2016

Haut de page