Coopération universitaire et scientifique

Quelques chiffres :
  • Avec 5 168 étudiants libanais inscrits en France en 2015-2016 (source : Campus France), la France est la première destination des étudiants libanais en mobilité internationale : 18 % des étudiants sont inscrits en licence, 45 % en master et 37 % en doctorat ;
  • Ces étudiants s’orientent principalement vers les filières scientifiques (50 %), médicales (17 %), d’économie et de gestion (13 %) et de sciences humaines et sociales (13 %) ;
  • En moyenne, 100 médecins par an réalisent une formation complémentaire (dite « DFMS » ou « DFMSA ») en France, l’un des contingents les plus importants au monde ;
  • Sur 200 doctorants boursiers du gouvernement libanais, 195 sont inscrits en cotutelle en France ;
  • L’espace Campus France de l’Institut français du Liban reçoit chaque année en moyenne 12 000 étudiants libanais.

Un partenariat d’excellence

Le Liban dispose d’un tissu universitaire dense, traditionnellement francophone, composé d’une université publique − l’Université libanaise (UL) − et d’un nombre croissant d’universités privées, parmi lesquelles les plus anciennes sont l’Université Saint-Joseph (USJ) et l’Université américaine de Beyrouth (AUB). Environ 191 000 étudiants sont accueillis dans les universités libanaises, dont 71 000 à l’UL, 15 000 à l’AUB et 10 500 à l’USJ.

Des liens très riches entre les universités libanaises et les universités françaises se sont créés au fil des décennies. À ce jour, près de 500 partenariats actifs sont recensés, toutes disciplines confondues. La France reste ainsi le premier partenaire du Liban dans le domaine universitaire.

Il existe au Liban trois établissements français ou créés sur un modèle français :

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L’École supérieure des Affaires de Beyrouth (ESA)

Créée en 1996, elle est le fruit d’une coopération inter-gouvernementale entre la France et le Liban. Elle constitue un pôle important de la coopération entre les deux pays en matière d’enseignement supérieur. Gérée par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, l’ESA permet aux étudiants, aux cadres et aux dirigeants du Liban et de la région de bénéficier d’une formation d’excellence en matière de management, de finance et de marketing.

À la pointe de l’innovation, l’ESA a lancé en mars 2016 un incubateur d’entreprises (SMART ESA) destiné à accélérer la croissance de start-up évoluant principalement dans le secteur de l’économie numérique. L’école, qui a célébré en 2016 ses vingt ans, s’est fixée un objectif ambitieux : soutenir au moins 200 start-up au cours des cinq prochaines années.
Pour plus d’informations, consulter : www.esa.edu.lb

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L’ISAE-CNAM Liban (Institut Supérieur des Sciences Appliquées et Économiques)

Fondé en 1968 par un accord entre l’Université libanaise, le Conservatoire national des arts et métiers de Paris (Cnam) et l’Association libanaise pour l’enseignement scientifique, technique et économique, il est le premier centre régional à l’étranger associé au Cnam. À l’image de ce dernier, il est voué à la formation tout au long de la vie et offre à ses auditeurs la possibilité de suivre des formations accréditées en France et reconnues au Liban dans les domaines du management, de la comptabilité, des sciences industrielles ou encore des technologies de l’information.
Pour plus d’informations, consulter : www.cnam-liban.fr

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L’Institut universitaire de technologie (IUT) de Saïda

Fruit d’un partenariat entre l’université Libanaise, la fondation Hariri et le gouvernement français, l’IUT de Saïda a ouvert ses portes en 1997. Avec ses quatre départements d’enseignement (génie des télécommunications et des réseaux informatiques ; génie industriel et maintenance ; génie civil − bâtiments et travaux publics ; Informatique appliqué à la gestion), il prépare les étudiants à entrer sur le marché du travail de manière efficace et compétitive, et ce, juste après l’obtention du diplôme. Chaque année, près de 50 étudiants de l’IUT effectuent un stage ou poursuivent leurs études en France.
Pour plus d’informations, consulter : www.iut.ul.edu.lb/aboutus-saida.php

Proposer aux étudiants libanais un parcours de réussite en France

Avec plus de 5 000 étudiants inscrits chaque année, soit la moitié des étudiants libanais en mobilité dans le monde, la France est pour ces derniers le premier pays d’accueil.
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Afin d’orienter ces étudiants, les aider à mieux préparer leur départ en France et faciliter leur inscription dans les établissements français d’enseignement supérieur, un espace Campus France a été ouvert en 2008 au sein du site de Beyrouth de l’Institut français du Liban. Par la suite, en 2016, sept points d’information ont été inaugurés en province.

L’équipe de Campus France au Liban mène différentes actions dans le but de favoriser la venue d’étudiants libanais en France :

  • elle participe aux journées portes ouvertes des établissements scolaires libanais dans lesquels elle effectue des visites régulières tout au long de l’année ;
  • elle organise des journées « portes ouvertes » sur ses différents sites ;
  • elle a mis en place un salon des études en France dont la première édition s’est tenue en 2016 et la prochaine aura lieu en décembre 2018.

Par ailleurs, de nombreux programmes de bourses sont disponibles pour les étudiants libanais qui souhaitent étudier en France, à divers titres (bourses Excellence Major pour les anciens élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger, bourses Eiffel pour les étudiants de masters sélectionnés par des universités françaises, programme de bourses de l’ambassade de France au Liban, dont le programme Safar lancé en 2017 pour les séjours de courte durée, etc.).
Pour plus d’informations, consulter : http://www.liban.campusfrance.org et http://www.institutfrancais-liban.com

Faire émerger un véritable réseau franco-libanais de recherche

L’ambassade de France participe au développement de la recherche au Liban :
elle appuie le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) du Liban et l’Institut de Recherche Agronomique du Liban ;

  • elle finance un programme de soutien pour l’obtention de l’habilitation à diriger des recherches ;
  • elle soutient les échanges scientifiques, en finançant des colloques, des universités d’été, ou encore des échanges de professeurs et d’étudiants.

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Par sa participation au Partenariat Hubert Curien CEDRE (PHC CEDRE), un ambitieux programme de soutien aux projets bi-nationaux de recherche scientifique, l’ambassade de France apporte une contribution décisive à la recherche scientifique au Liban. Placé sous la conduite d’un comité bilatéral, il est ouvert à l’ensemble des scientifiques et universitaires des deux pays. Grâce à un soutien financier paritaire, il vise à développer la recherche et la formation à la recherche dans les deux pays ainsi qu’à favoriser le renouvellement des élites scientifiques et l’émergence de jeunes équipes de recherche. En 20 ans, ce programme a permis de financer plus de 200 projets de recherche dans toutes les disciplines, contribuant ainsi à l’émergence et à la consolidation de la communauté scientifique au Liban.
Pour plus d’informations sur le programme CEDRE, consulter : www.campusfrance.org/fr/cedre

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L’Institut français du Proche-Orient (IFPO) basé à Beyrouth est un acteur majeur de la recherche en sciences humaines et sociales au Proche-Orient. Dans le but de renforcer la qualité de la recherche en sciences humaines et sociales au Liban, l’IFPO met notamment en place depuis 2015 des séminaires à destination des doctorants libanais.
Pour plus d’informations sur l’IFPO, consulter : www.ifporient.org

Dernière modification : 03/05/2017

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