Nations-Unies/Syrie : Déclaration du ministre Jean-Marc Ayrault (5 décembre 2016)

Un projet de résolution, qui visait à instaurer un cessez-le-feu et à rétablir l’accès immédiat et sans entrave de l’aide humanitaire, n’a pu être adopté par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, du fait d’un nouveau veto de la Russie.

Face à une situation humanitaire d’une gravité exceptionnelle en Syrie, marquée par la situation dramatique à Alep, la France a soutenu ce texte sans hésitation.

Je déplore que, du fait de l’obstruction de la Russie, le Conseil de Sécurité des Nations unies ne soit toujours pas en mesure d’assumer ses responsabilités à l’égard des populations civiles en Syrie qui font face à la folie destructrice du régime de Bachar Al-Assad, comme des groupes terroristes, à commencer par Daech.

Depuis le début de la crise syrienne, la France estime que seule une solution politique permettra de remettre la Syrie sur le chemin de la paix et de la stabilité. L’escalade militaire est, à l’inverse, une impasse qui ne fait qu’aggraver les souffrances des populations et nourrir le terrorisme.

Il est urgent de créer les conditions pour une reprise des négociations en vue d’une transition politique.

Comme je l’ai déjà indiqué à plusieurs reprises, la France ne se résignera pas. Elle reste pleinement mobilisée, avec ses partenaires, pour arrêter le martyre d’Alep. C’est dans cet esprit que j’accueillerai, samedi 10 décembre à Paris, une réunion ministérielle des pays affinitaires.

Dernière modification : 06/12/2016

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