Programmation de l’Institut français du Proche-Orient, avril-mai 2017

Lundi 3 avril : Journée d’études de l’atelier du Vieux Damas organisée par Thierry Boissière. Salle de conférence de l’IFL de 10h à 16h

Titre : « Shaalan, un quartier cosmopolite de Damas, de l’époque ottomane à l’heure de la mondialisation (1900-2010). Une étude pluridisciplinaire »

Résumé : « Cette journée a pour objectif de présenter les résultats d’une recherche collective et pluridisciplinaire menée entre 2007 et 2010 sur Shaalan, un quartier du centre-ville moderne de Damas, par une équipe de chercheurs issus de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée (Lyon) et de l’Ifpo de Damas. Il s’agira de présenter les éléments de transition et de continuité du quartier, ses temporalités et ses dynamismes, mais aussi de l’inscrire dans le contexte général de l’évolution de la capitale syrienne dans les années d’avant-guerre »

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Vendredi 7 avril : Conférence avec François Queyrel à l’IFL à 16h

Titre : “Les sculptures de l’établissement délien des Poseidoniastes de Bérytos”.

Résumé : Les sculptures de l’établissement délien des Poseidoniastes de Bérytos témoignent de l’importance de Délos comme plaque tournante des échanges en Méditerranée orientale. La traduction plastique des thèmes religieux illustre le
cosmopolitisme de l’art à la fin de l’époque hellénistique et répond au goût des marchands de Beyrouth qui ont fondé cet établissement.

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Mardi 11 avril : Conférence donnée par Valérie Azhari, Docteur en Histoire, enseignante à l’USEK et chargée de cours à l’université de la Sagesse, à l’IFL à 18h

Titre : « Le système multiconfessionnel, une invention libanaise ? » dans le cadre de la présentation de son ouvrage.

Résumé : Cet ouvrage s’attarde sur l’histoire politique événementielle du Liban mettant en avant le caractère complexe de son multiculturalisme et de son système consensuel. Il s’agit ici de démontrer que les fondations de ce pays sont basées sur des décisions politiques "à chaud". Il est un questionnement sur l’identité libanaise, sur le "vivre ensemble" et sur l’histoire complexe de la cohabitation pluricommunautaire.

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Mardi 18 avril : Projection du film "Par un jour de violence ordinaire, mon ami Michel Seurat ..." Réalisé par Omar Amiralay – 17h à l’IFL. Suivi par une table-ronde consacrée à Michel Seurat organisée par Eberhard Kienle, Directeur de l’Ifpo, de 17h à 20h à la salle de conférence de l’IFL.

La table ronde marque la sortie en librairie de la traduction arabe de ‘l’Etat de Barbarie’, collection désormais classique des écrits de Michel Seurat, publiée par Al-Shabaka al-‘arabiyya lil-abhath wa al-nashr à Beyrouth sous le titre Suria : al-dawla al-mutawahhisha.

Publié en français en première édition en 1989 (aux Editions du Seuil) et en deuxième édition en 2012 (aux Presses universitaires de France), l’ouvrage comprend les textes les plus importants que l’auteur a consacrés, au fil des années, à la sociologie politique de la Syrie et du Liban, deux pays qui lui étaient particulièrement chers et qu’ils connaissait comme peu d’autres.

Sociologue du politique et arabisant, Michel Seurat était chercheur au CNRS et secrétaire scientifique du Centre d’études et de recherches sur le Moyen-Orient contemporain (CERMOC), l’un des prédécesseurs de l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo). Enlevé en mai 1985 sur la route de l’aéroport de Beyrouth, il est décédé en captivité en 1986.

Trente ans après sa mort, les analyses de Michel Seurat font toujours autorité et continuent d’inspirer la recherche sur le Moyen-Orient et, de manière plus générale, sur les dynamiques politiques des Etats divisés en interne. C’est avec le même plaisir qu’on lit toujours sa magistrale traduction des Hommes dans le soleil de Ghassan Kanafani.
Les interventions en arabe seront résumées en français.

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Mardi 25 avril : Conférence donnée par M. Sari Hanafi, Professeur de sociologie à l’Université américaine de Beyrouth (AUB), et rédacteur en chef de Idafat : revue arabe de Sociologie, à 18h à la salle de conférence de l’IFL.

Titre : Réponse des pays arabes du Golfe à la crise des réfugiés syriens : Faits, débats et fatwas

Résumé : Dans les études sur la migration, il y a une lamentation générale de l’érosion de la « politique de la compassion » et du développement de ce que Hannah Arendt (1991) et Rony Brauman (1996) ont appelé la « politique de la pitié » qui a remplacé la compassion, l’empathie et la justice. La pitié comme une convention sociale se produit à distance, alors que la compassion a lieu lorsque la personne qui ne souffre pas est devant la personne qui souffre. Cette conception serait la meilleure pour décrire la réponse des pays arabes du Golfe face à la crise des réfugiés syriens.

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Mardi 2 mai : à 18h à l’IFL, conférence donnée par Mme Annie Tohmé Tabet, Professeure au département de Sociologie et d’Anthropologie à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth

Titre : Le patrimoine culturel immatériel à l’épreuve des migrations forcées de Syrie et d’Irak par Mme Annie TOHME TABET, Professeure au département de Sociologie et d’Anthropologie à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth.

Résumé : En Syrie et en Irak, les conflits armés ont des effets dévastateurs sur le patrimoine culturel immatériel. Les migrations forcées internes et externes causent l’abandon des modes de vie sur lesquels s’appuient les éléments de ce patrimoine et leurs supports matériels et qui forment un ensemble cohérent marqueur des identités locales. Au Liban, en Jordanie et dans la Région Autonome du Kurdistan en Irak, les réfugiés et des déplacés forcés tentent de restituer ce patrimoine culturel immatériel, amputé d’une partie non négligeable de ses éléments, en adaptation avec les nouveaux modes d’installation et les ressources disponibles. Ils reconstruisent, par le fait même, une identité de l’exil transcendant les particularismes locaux.

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Dernière modification : 20/04/2017

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